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Qui ? Où ?

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Table Des Matières

2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 06:20

C'est terrible.

Demain nous aborderons la Nouvelle Calédonie, dernière escale de ce voyage vers Sydney.

Dans 5 jours, je serai redevenu un simple terrien parmi des milliards d'autres.

Finis ces horizons infinis de bleus changeants.

Plate la Terre alors qu'ici la Mer est ronde.

Réapprendre les foules et les multiples gris citadins...

 

Nous avons quitté les Fidji hier midi, et j'en reste émerveillé, quoique mitigé.

La mer y est magnifique, constellée d'îles et îlots aux noms évocateurs, Bounty Island, Treasure Island, Mamanuca et autres Monuriki.

Enchâssées dans un lagon vert, elles déroulent leurs chapelets le long de la côte de Viti levu, « île-capitale » dont la ville principale, Savu, nous échappera.

Apparemment, le port se trouve de l'autre côté, à Lautoka. Tu vois où ? Entre Ba et Nadi !

2 rues parallèles, défoncées, bordées de trottoirs de terre, et coupées de 3 ou 4 transversales composent la ville.

Étrange et joyeux spectacle que la diversité Fidjienne. Un peu Mélanésienne déjà, la population témoignait pourtant de son ancien statut de colonie britannique, Indiens et Cingalais côtoyant les habituelles confréries asiatiques.

Temples hindous, bouddhistes, mosquées et églises coexistaient ainsi dans une apparente sérénité.

Mais que de saleté...

Pas un bar ni un restaurant n'égayaient ces rues jonchées de détritus. Les emballages de hamburgers et autres reliefs de repas douteux s'accumulaient dans les caniveaux ou le long du front de mer, morne rue cimentée s'étirant artificiellement le long des eaux saumâtres du port.

Ici, pas de plage de sable blanc bordée de cocotiers, et l'imaginaire en prend un coup.

Et pourtant...

Le vaste parc se déroulant devant la mer, l'exotisme des magasins, des enseignes et des produits, la pluriculturalité et la gentillesse des autochtones pourraient rendre cet endroit plus sympathique qu'il ne l'est.

Mais les complexes hôteliers sont loin, et rares les touristes à s'aventurer par ici.

Alors la vie suit son cours, et de grandes affiches signalent dans les vitrines l'arrivée de produits nouveaux, alors que la Mama de l'office de tourisme tente de me convaincre de l'inutilité de son travail...

 

Bye Bye Lautoka.

Reste encore un peu à l'écart du monde et de ses masses migratrices, mais par pitié, nettoie tes rues !

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