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Qui ? Où ?

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Table Des Matières

15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 15:00
 

J'ai la joie et l'incommensurable honneur, si vous le permettez, de vous présenter mon nouveau compagnon de route : j'ai nommé, Edgar !



Après moult pérégrinations sur lesquelles je reviendrai très vite, et avant d'autres toutes aussi aventureuses, j'ai décidé, en mon âme et conscience, de partager dorénavant ma route australienne avec cet indéfectible compagnon qu'est devenu, je renomme, Edgar.


Edgar le Rouge, Edgar le poussiéreux, Edgar le puissant, Edgar l'indestructible.


Bref, Edgar, mon Mitsubishi Pajero, 4 roues motrices s'il le faut, gros pépère qui avale aussi bien le bitume des Highways que la terre rouge des routes secondaires du nord du pays.

Sealed ou unsealed, Edgar il s'en fout. Tant que son réservoir de 90 litres est rempli (c'est qu'il a faim d'essence le monstre), Edgar le 4x4 passe partout.


Bref, on applaudit Edgar.


Mais revenons à nos moutons, là où je vous ai laissé la dernière fois, à Hervey Bay.

Rappelez-vous : « demain on va voir les baleines ».


Belles, et bien au rendez-vous.

Imposants mammifères, insouciants cétacés, puisse la race humaine vous laisser un peu en paix.

Majestueuses envolées sous nos yeux ébahis, gracieuses plongées, surmontées d'un panache que François n'aurait pas dédaigné. Lenteur et douceur simultanées, dans un clin de gros œil, genre t'as vu ce que je fais...

Cette journée de beauté pure nous apportât en sus la renaissance du soleil, ô combien attendu dans la grisaille humide des jours précédents.


La Croix du Sud toujours nous repoussait, plus loin vers le Nord et sa chaleur inversée.

En bon capricorne, je passais son tropique au milieu de la ville de Rockhampton, capitale du bœuf australien. Et quel bœuf ! Si j'osais, je dirais qu'il a de sacrées couilles, la vache !!

En dessous de 600 grammes le steak, le cowboy te regarde bizarrement, et la succulence de cette viande, tendre et juteuse à souhait, te ferait presque oser la tranche de un kilo...

Sous l'avertissement du camping au bord de l'eau : Pas trop près des berges, attention aux crocos...


Mais fi de la mer, et cap à l'ouest. Comment résister à ces mots magiques sur la carte : Emerald, Sapphire et Ruby Valley...

Arrivée dans ces bourgades de quelques âmes à peine, fantômes de mineurs arborant des mains gargantuesques perdues au milieu de barbes hirsutes.

Regards malicieux, francs et fiers, un poil goguenards devant mes premières battées, mais toujours intéressés, interloqués, et avec le même éclat que les pierres qui y restaient...

Saphirs et Zircons, Quartz et attrape-couillons.

Souvenirs incomparables que la recherche de ces pierres, au milieu de perruches braillardes...


Et le début le l'Outback, déjà.

« Pas d'essence avant 200 kilomètres » annoncent les panneaux routiers.

« Pas » de tout en fait. Pas de voitures, pas de villes, pas de gens... Rien que le bout de la route, droite et infinie, qui miroite dans une sorte de mirage tremblotant au dessus de l'horizon.

Que des kangourous sur les bas-côtés, explosés dans leur imprudente traversée de cet axe routier peu fréquenté.


Nuit à Bilyando Crossing, seule trace de vie le long de ces 600 kilomètres de route désertique. Oasis au milieu du « Grand Rien » : Essence-Motel-Épicerie-Camping-Restaurant-Office de Tourisme. Avec les tenanciers autour du brasero, à qui il faut demander de répéter au moins 3 fois avant de comprendre le premier mot. Le T-shirt du cuistot tenait par les trous, et l'on s'est demandé s'il avait cuit nos hamburgers avec ses mains, ou si la noirceur de ses paumes venait d'un lointain ancêtre aborigène...


Charters Towers, et enfin, Townsville.

Retour au Pacifique, à la grande bleue, après cette infidélité passagère au début du milieu des Terres infinies.

Cette grande et agréable ville de 150.000 habitants possède, je pense, le plus bel aquarium de la planète. Construit autour d'un récif, l'on y voit évoluer toute la faune sous-marine de la région, folâtrant gaiement ou sauvagement au milieu de coraux somptueux. Requins pointes blanches tentant de croquer leurs homonymes léopards, plongeurs scientifiques essayant de les raisonner à bras le corps, tortues, poissons-scies à la pelle, mérous, hippocampes, perroquets, j'en passe et des milliers. Le tout ponctué de belles plages, surveillées par les life guards et les avertissements au sujet des méduses, potentiellement mortelles...


Pardonne-nous, ô océan tant aimé, mais la route nous éloigne encore un peu de toi, vers un parc national au nom enchanteur : Broadwater.

Hormis une brochettes d'australiennes éthérées et ethylées, hurlant à la lune telles des chiennes excitées, l'étape fût on ne peut plus enchanteresse. « Dindons » au milieu du campement, varan de 1m50 (au moins) le long des tables de pique-nique, cochons sauvages galopant dans les fourrés, arbres majestueux et vénérables autour de la clairière du campement, tellement larges que même nos chênes centenaires font figure de bambins à côté de ces colosses...


Et Cairns.

Grande capitale du nord.

Ville blottie le long d'une mer marécageuse, bordée de mangroves aux ombres peureuses. La promenade du bord de mer est surélevée sur un ponton de bois, le crocodile y faisant sa loi...

A tel point que l'on se baigne dans un lagon artificiel, en centre-ville. Point de ralliement de la jeunesse locale, et du Japonais photophage.

La grande barrière de corail, seul organisme vivant visible depuis la Lune, déploie au large ses bleus et verts intenses, changeants et miroitants. Toute la gamme Pacifique est ici rassemblée, en un concert muet de couleurs nuancées.

On dirait Cousteau à la télé...


Et Alain, qui m'a vendu Edgar après m'avoir prêté le van qui nous a ramené ici depuis Sydney.

Rencontre inoubliable avec ce français, au demeurant si éparpillé, mais d'une gentillesse et d'une serviabilité incomparables.

Alain qui m'a appris Edgar, avec qui j'ai visité les casses de la ville, qui nous a invité dans sa cage à poules, qui a passé des heures, et des jours, à fignoler mon gros pépère.

Au grand désespoir de sa secrétaire et de son emploi du temps.

Alain avec ses shorts à fleurs et son insouciance, son désintérêt et ses liasses de billets, toujours à moitié égarées...

Alain qui m'a aidé à enregistrer la voiture auprès des autorités. A ce sujet, savez-vous la plaque qu'ils m'ont octroyé ?



101 KRO... Faut le faire quand même non ???


A votre santé !

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commentaires

G
Salut oh Gérard l'Aventurier ! Pendant que tu réceptionnes ton "gros Pépère", moi, j'ai réceptionné une grosse Mémère de 4 kgs 460... 53 cms, prénommée Lucile. C'est le premier enfant de ma fille ainée Sidonie et de son mari Olivier. Je suis un nouveau Papy ! Dans quelques temps, je lui conterai tes aventures ! A bientôt, l'autre Gégé !
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S
Woaw ! Gégé, tu nous (enfin, moi pour sûr) fait rêver !!<br /> Si j'avais le temps (et surtout les couilles ^^) je partirais là bas dans l'heure qui vient ...<br /> Et quelle prose ! Pfiu, j'en suis sur le cul ! C'est beau ...<br /> M'en vais boire 1 KRO à ta santé ... (plus que 100 ... ^^)
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