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Qui ? Où ?

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Table Des Matières

1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 14:16
Comment qualifier cette ville ?


Moiteur...

Chaleur...

Odeurs...

Couleurs...


L'on sent ici la proximité de l'équateur à tous les niveaux.

Et que de contrastes !

Le temps coule plutôt qu'il ne passe, en longues flambées de sueur au long des corps se mouvant doucement, dans la moiteur torride d'un climat sinon langoureux, pour le moins traînassant...


Beaucoup de locaux se promènent sous de vastes ombrelles ou sous des parapluies se transformant pour l'heure en parasoleils.

De lourds nuages menaçants passent et repassent dans le ciel, trépassant à l'occasion le bleu intense de rainures pluvieuses pareilles à des coups de lances où les gouttes explosent, pareilles à des œufs de cane, ajoutant quelques pour cents à l'humidité omniprésente que je pensais à son paroxysme...


ici, même le soleil, brûlant, ne parvient pas à assécher cette atmosphère lourde et oppressante, où l'eau paraît en suspens, invisible mais tenace.


Tristes tropiques disait Lévi Strauss ? Non !!

Moites tropiques !


Tout au long de la journée je me promène, naviguant au milieu des foules bruissantes, sages et disciplinées, dans les rues surchauffées où les piétons, malgré leur densité, font bien pâles figures au sein des cohortes motorisées défilant sans discontinuer, telles d'immenses fourmis affairées à d'obscures tâches.

Les feux verts nous laissent à peine quelques secondes, décomptées rapidement en cliquetis frénétiques, pour traverser ce flux ininterrompu de véhicules tout-puissants.


Afin de conserver quelque humidité dans mon corps, exsudant sans appel, par tous ses pores, toutes les gouttes disponibles, je louvoie de centres commerciaux surclimatisés en échoppes ventilées, me perdant parfois au cœur d'un musée, d'un temple hindou ou bouddhiste.


Que de couleurs dans ces lieux de cultes si étrangers !

Centaines de figurines bleues, roses, vertes, pâles et semblant danser au milieu des vaches sacrées ornant les frontons.

Une foule de turbans surmontant les yeux rouges au milieu des fronts et les barbes épaisses et en bataille, entre et sort, constamment, sous le regard indifférent de Vishnou, Kali ou Shiva, tandis que des bonzes, rouges et safrans passent, le regard perdu au delà des hauteurs himalayennes, en processions mouvantes vers le temple voisin, empli de dix milles bouddhas de toutes tailles.

Les mosquées jouxtent les églises, et ces foules disparates, ces fatras religieux, se côtoient ici dans une feinte indifférence, où la tolérance semble de mise.


Les odeurs, omniprésentes, ponctuent savoureusement mes promenades solitaires.

Les encens rituels laissent place à toute la variété de la cuisine singapourienne, composée de mille et un plats, de mille et une sauces.

Aux restaurants climatisés, je préfère les « hawkers », innombrables et pluri-ethniques :

Une cinquantaine d'échoppes minuscules proposent ici une étonnante diversité de nourritures, alléchantes pour les unes, déconcertantes pour les autres...

L'on réserve d'abord une chaise au milieu du fouillis ambiant, à l'aide d'un paquet de mouchoirs laissé là intentionnellement, puis l'on fait sa tournée des popotes, piochant de ci, de là, pour quelques centimes, des mets aux saveurs délicates, orientales et épicées.


Quel plaisir sensuel que ces mélanges gastronomiques qui composent l'assiette. Saveurs indiennes à l'influence chinoise, odeurs chinoises à l'influence arabe, c'est un véritable tour du monde des papilles, inondé de jus de fruits fraîchement pressés.


Ces cantines de plein air font le plein toute la journée, et l'on peut sentir au fil des rues leur proximité.


Mon petit hôtel de « Little India », l'un des quartiers de Singapour, en est entouré, mais pour changer, hier soir, j'ai choisi de manger juste en bas, chez « Moubarak », un petit resto arabe illuminé des mille feux de la fête du deepavali, éclairant les ruelles de ses lanternes et néons étincelants sous le regard bienveillant des divinités locales qui me saluaient de leurs membres surnuméraires.

Curry de mouton enrobé de riz et d'épinards finement hachés, dégustés lentement de la main droite, manque de couverts oblige.

Piments puissants, à peine rafraîchis par une grande bouteille d'eau minérale, et le tout pour six dollars, soit moins de trois euros...


Et, sous un déluge tropical dévalant au travers des rues fumantes, me voilà dans le train pour Kuala Lumpur, à l'arrêt de Johor bahru...


Suite au prochain épisode.

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commentaires

O
Bonjour Gérard, <br /> J'ai besoin de te contacter au sujet de l'appart. C'est assez urgent.<br /> J'en profite pour te souhaiter une bonne année!<br /> A bientôt<br /> Olivia
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